3,8 km de nage, 180 km de vélo puis 42 km de course à pied. Des chiffres qui donnent le vertige.

Il s’agit d’un triathlon qualifié d’extrême appartenant à la catégorie Ironman.

Le Triathlon Norseman

Pourtant, le Norseman (homme du nord) qui se déroule dans les fjords norvégiens ne peut se résumer à ces quelques chiffres.

Il faut y ajouter que l’eau est à 13 degrés, que le parcours de vélo est digne d’une des étapes de montagnes les plus difficiles du tour de France et que l’arrivée du marathon culmine à 2000 m d’altitude dans la roche montagneuse.

Peu de gens peuvent imaginer, ni même visualiser ce que cela représente en terme d’effort, de volonté, de dépassement de soi. En fait, je ne savais pas que cela était humainement possible et pourtant, ça l’est.

Le documentaire « L’enfer du Norse »

Grâce à l’équipe d’intérieur sport, le magazine sport de Canal+, j’ai pu me faire une idée de ce que cela représente.

Dans L’enfer du Norse, documentaire remarquable, les commentaires des participants et les images magnifiques nous font vivre une expérience humaine complètement à part.

Le personnage principal, le maitre à bord, c’est la course elle-même. Elle fait peur. La peur, ce sont les premiers mots qui viennent à l’esprit des participants. « Là, c’est sûr qu’on vient pas chercher la médaille ou le trophée » nous avoue Frank Vuaillant, un des 10 privilégiés ou barjots français à participer à l’édition 2012.

D’ailleurs de trophée il n’y en a guère. Sur les 240 participants au départ de la course, seuls les 160 premiers ont le droit de terminer la course au sommet de la montagne et repartir avec un t-shirt noir. Les autres héritent du t-Shirt blanc, symbole d’échec si ce mot a un sens dans un tel contexte.

Quand on parle du Norseman, on ne parle pas vraiment d’un temps parce que cela ne veut rien dire en fonction des conditions climatiques qui varient d’une année à l’autre, on ne parle pas d’une place parce que cela ne veut rien dire non plus.

Ces propos de Lucie Croissant, étudiante à l’EDHEC, nous font bien comprendre que le Norseman n’est pas une course comme les autres. Les participants ont pour obligation d’être suivis par une équipe, souvent composée des membres de la famille et du partenaire.

On voit que cette assistance n’est pas un luxe. À la sortie de l’eau, les participants sont frigorifiés et sont souvent incapables de se changer eux-mêmes. On voit aussi des parents courir en encouragent leur héros de fils.

On réalise alors que ce genre de parcours transcende le caractère individuel du sport. Avec le Norseman, le triathlon est devenu un sport d’équipe et la victoire est d’abord une victoire sur soi.

Article rédigé par Hong

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