Comme tout le monde, j’ai eu de l’acné quand j’étais adolescent.

Mais à 35 ans, j’avais encore de beaux boutons qui surgissaient régulièrement sur le visage et dans le dos. Il fallait que je change quelque chose.

Cet article a été rédigé dans le cadre de l’évènement  À la croisée des blogs sur le thème Les conseils detox pour être en meilleure forme qui est organisé ce mois-ci par Katibel du blog Forme et bien-être.

Quelque chose devait changer

Ces boutons me rappelaient mes problèmes de jeunesse mal vécus et m’agaçaient. On peut cacher son corps derrière des vêtements, mais pas son visage. Les femmes peuvent se maquiller pour compenser.

Je n’avais pas l’intention de lancer cette mode chez les hommes. À la place, j’ai commencé à surveiller mon alimentation et à m’intéresser à la nutrition. Je mangeais peu, du moins c’était l’impression que j’avais. Je faisais du sport deux fois par semaine.

Mon poids était dans la fourchette du poids idéal des standards de l’IMC, mais il me paraissait un peu élevé compte tenu de mon activité physique et de mon appétit. J’avais l’impression de « mal manger » et je voulais en savoir plus.

À la découverte de la nutrition

Pour toutes ces raisons, j’ai commencé à m’intéresser à la nutrition. Dans le domaine, il existait des ressources de tous les genres sur internet.

J’y suis allé un peu au feeling. J’ai appris assez vite en regroupant, recoupant et triant les informations provenant de plusieurs « grandes » sources.

En cherchant à comprendre ce que contiennent les aliments et leurs valeurs nutritives, j’ai découvert les notions de glucides (sucres), lipides (matières grasses), protides (protéines), vitamines et minéraux.

On en entend souvent parler sans connaître leurs rôles dans le fonctionnement de notre organisme. Je ne savais pas pourquoi certains nutriments étaient recommandés et d’autres moins.

J’ai aussi calculé, au regard de mon poids et de ma taille, quelle devait être ma consommation quotidienne de calories

Qu’est-ce qui ne va pas dans mon assiette ?

Je me souviens avoir tenu, les premières semaines, la comptabilité de tout ce que je mangeais chaque jour. J’ai calculé le nombre de calories consommées en lisant les étiquettes sur les emballages ou en me référant à des tableaux.

J’ai vite compris que même si je mangeais peu, je mangeais quand même bien gras. Allez, je vous donne quelques exemples de petits plaisirs personnels :

  • Pizza entière (surgelée) avec du parmesan râpé et un large filet d’huile d’olive
  • Mozzarella entière coupée en tranche et chauffée à l’intérieur d’une tranche de jambon
  • Plat tout cuisiné en sauce (surgelé)
  • Pommes frites, crêpes salées, poisson pané (surgelé)
  • Pas mal de charcuterie et de fromages
  • Quelques MacDo, mais sans exagérer

Par ailleurs, cette histoire de calcul de calories et de composition d’aliments m’amusait, voire me passionnait. Regarder systématiquement les étiquettes me ralentissait dans mes achats, mais j’avais la satisfaction d’apprendre dans un domaine intéressant, celui de ma santé.

À la base, je n’avais pas prévu de perdre du poids  et je ne me souviens pas que cela m’ait coûté plus cher qu’avant. J’expérimentais un changement d’alimentation, tout simplement.

Bref, une fois que j’ai analysé ce qu’il y avait dans ces plats et ces aliments, je me suis rendu compte qu’il y avait une mauvaise répartition des nutriments dans mon alimentation.

J’avais un régime alimentaire gras et peu varié, en terme d’apports de vitamines par exemple. Une fois que j’ai pris conscience de ma « mal bouffe », j’ai changé mes habitudes alimentaires.

La mise en œuvre du changement

Comment je m’y suis pris ? J’ai remplacé certains aliments tout en continuant à manger à ma faim. C’était important pour moi de ne pas me priver. Je n’ai pas supprimé tout ce qui était « mauvais » ou gras.

J’ai simplement diminué la fréquence. J’essayais de profiter des bonnes choses, de garder le plaisir, sans la gourmandise qui m’amenait à faire des excès.

En résumé, j’ai procédé à quelques rééquilibrages. J’ai par exemple :

  • remplacé les frites par des haricots le midi
  • évité les sauces en accompagnement des plats
  • acheté des aliments équivalents et moins gras. Exemple : il existait trois variétés de frites surgelées cuisinées, j’ai pris la marque qui en contenait le moins.
  • arrêté les plats cuisinés, trop gras à cause de la sauce ou de l’accompagnement.
  • arrêté les pizzas entières, sauf épisodiquement
  • arrêté toutes les sucreries et les boissons sucrées
  • arrêté complètement le chocolat blanc et au lait. Je mange en revanche du chocolat noir
  • diminué fortement la charcuterie et le fromage
  • commencé à manger de la salade et des légumes
  • diminué l’alcool que je remplaçais par des jus de fruits frais (si possible)
  • commencé à manger du poisson (non pané bien sûr)
  • cuisiné avec moins de beurre ou d’huile
  • arrêté de prendre du dessert au resto alors que je n’avais plus faim

Cela n’a pas été réellement difficile. D’une part, j’ai gardé des petits plaisirs que je me faisais régulièrement. D’autre part, je savais que ce « sacrifice » était bon pour mon corps.

En fait, une fois que j’avais compris que ce que je consommais n’était pas bénéfique pour mon organisme, c’était beaucoup plus facile de m’en passer. Par exemple, j’avais développé une attitude spécifique vis-à-vis de l’appel du pot de Nutella.

Je résistais à l’achat neuf fois sur dix, mais à la dixième, je m’en prenais un de façon exceptionnelle et celui-là, je le dégustais bien lentement et j’en profitais vraiment.

Quand on veut changer, on peut le faire. Il faut simplement faire preuve de discipline, comme dans beaucoup de situations. Mais comme je l’expliquais, c’est plus facile de changer quand on sait que c’est bon pour nous.

La bonne surprise

 Quel a été le résultat de ce changement d’alimentation ? J’ai perdu cinq kilos en deux mois, ce qui est élevé au regard de ma taille et de mon poids. Je suis passé de 59 à 54 kilos pour 1 m 60.

J’ai été agréablement surpris d’autant plus que cela ne faisait pas partie de mes objectifs. Avec le recul, cette perte de poids était inéluctable, étant donné les changements entrepris.

Ce fut bénéfique pour ma santé, mais aussi pour mon apparence physique. En effet, je me suis rendu compte par la suite que mon visage était plus fin et que cela m’allait très bien.

De plus, je n’ai quasiment plus eu de boutons depuis cette période. Les rares fois où ils sont réapparus, ce fut suite à des excès de charcuterie, de vin, de fromage ou de chocolat.

Mais ce dont je suis le plus heureux, c’est de savoir et de ressentir que je me nourris plus sainement qu’avant. Je me sens en phase avec mon corps, je me sens mieux, et c’est plus important qu’une simple histoire de kilos.

Des bénéfices durables

 Mon bilan cinq ans après. J’ai gardé mes bonnes habitudes, mais j’avoue néanmoins faire plus d’écart qu’avant. En revanche, je ne fais pratiquement jamais d’excès.

À la maison, j’essaie de manger simple et équilibré. C’est plutôt au restaurant que j’ai commencé à reprendre des frites et des sauces.

Et une chose m’a surpris : bien que je mange plus gras qu’au début de mon changement d’alimentation, je n’ai pas repris un seul kilo. Un autre ami qui a également suivi le même parcours alimentaire m’a dit la même chose.

C’est comme si, en le nourrissant « correctement », notre corps gérait mieux les écarts. J’en déduis qu’en étant mieux nourri, plus équilibré, notre corps fonctionne mieux.

En conclusion, je ne pense pas qu’il faille se focaliser sur le nombre de kilos que l’on souhaiterait perdre. Le plus important est de nourrir le plus sainement possible son corps tout en gardant des plaisirs.

La perte de poids suivra de toute façon. L’avantage de cette approche est que vous continuez à manger un peu de tout. Vous n’avez pas à vous priver totalement de certains aliments.

Ensuite, vous n’aurez plus à suivre un régime « one shot » une fois par an avant de partir en vacances pour compenser vos excès. C’est fini, vous n’en avez plus besoin. Au lieu de vous sentir « bien » dans votre corps une fois par an, vous serez bien toute l’année.

Idéalement, pratiquer régulièrement une activité physique est un bon complément, mais encore une fois, en dehors de l’envie de perdre du poids, simplement pour être en bonne santé et se sentir mieux physiquement.

Essayez de changer votre alimentation de manière modérée et équilibrée pendant un mois, juste pour voir. Qu’est-ce que cela vous coûte finalement ? Vous avez tout à y gagner.

Article rédigé par Sandrino

6 Commentaires

  1. Bonjour Sandrino,
    Bravo pour ce parcours. La première chose à faire pour mincir est d’écouter son corps, si on l’écoute, il nous dit à quel moment il faut arrêter de manger mais souvent on ne l’écoute pas. Pour cet apprentissage je suggère de mâcher, mâcher, encore et encore avant d’avaler. Cela permet de se sentir plus vite rassasié. L’idéal étant de ne manger que les 3/4 de la quantité que notre estomac peut contenir.
    Malgré tout si l’on prend beaucoup de médicaments le corps peut faire de la résistance à amincissement, comme une défense à l’intoxication provoquée par les médicaments.
    Merci pour ta participation.
    Belle et douce journée.
    Danièle

    • Merci Katibel 🙂

      Depuis ce changement d’alimentation, mes amis disent de moi que j’ai un appétit de moineau ! Au final, je suis plutôt économe au resto !

      Bonne journée et à bientôt !

      Sandrino

  2. Bonjour Sandrino,

    Je me vois totalement dans ton témoignage, je passe actuellement par les mêmes étapes que toi à l’époque.

    Je fais 1m75 et je suis monté à 96kg, depuis 4 mois j’ai commencé « un challenge perte de poids » et maintenant que la mécanique est en route en employant plus ou moins les même technique je suis arrivé à descendre à 83kg avec un premier gros objectif à 74kg.

    Je pense que la clé est de ne faire pas de choix extrême ou de sacrifice trop important.

    A chaque fois que je met en place une habitude ou une règle, je me pose la question de savoir si je suis prêt à la tenir sur « toute ma vie », si oui c’est que la résolution est bonne et raisonnable, sinon je redéfinis de manière plus raisonnable mon objectif.

    Merci pour ce super Blog!

    A bientôt,

    Stéphane du BLOG Faim-de-changement

  3. Bonjour,
    je voulais apporter mon témoignage sur l’acné de l’adolescence. Mes 2 sœurs et moi-même, nous n’en n’avons pas fait (quelques boutons blancs), avec des morphologies différentes et des goûts différent, moi plutôt salé, elles plutôt sucré. Nous n’avons pas manger beaucoup de bonbons pendant l’enfance, quasiment jamais de produits manufacturés (plats cuisinés, confiseries, crème desserts, pâtisseries…boissons autre que de l’eau). Quasiment à chaque repas on avait des fruits (bonne habitude que j’ai reprise pour le dessert) parfois des pâtisseries ou desserts lactés maison et puis les légumes du jardin, les œufs, les poulets, les lapins (trop), élevés par nos parents et du poissons ainsi que d’autres viandes acheté frais, des conserves maison ou non, des pâtes, du riz… Je me suis sentis frustrée bien des fois. Mais finalement ils ont pris soins de notre santé. Il s’agissait plus d’une question de budget et d’habitudes alimentaires de la campagne que d’un choix. Pour moi je suis sure que ça à fait toute la différence de ne pas avoir pris ce sucre contenu dans tous ces aliments en plus des additifs.
    Une autre habitude alimentaire que j’essaie de faire passer à mes enfants, certains matins je bataille plus que d’autre ; des tartines de pain avec du beurre, de la confiture ou de la purée de cacahuète, d’amande, de noisette, si ils le veulent un fruit entier, voir mixé, mais pas pressé, avec leur bol de chocolat au lait. Et c’est une fois la semaine qu’il y a des viennoiseries, céréales, biscuits…
    Pour moi je dirais que ce qui est le plus mauvais c’est le gras et le sucre mélangés dans l’aliment et c’est cela qui doit être consommé avec modération.
    Je suis d’accord avec vous sur le rôle essentiel de prendre ou reprendre de bonnes habitudes alimentaires. Pour ma part c’est ne pas supprimer un aliment ou une famille de nutriment, manger de tout et ce qui est trop riche le rendre occasionnel.
    Bonne journée Marie-Lou

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