Découvrez les secrets des gens qui ont de la chance
photo credit : Umberto Salvagnin

« J’ai jamais de chance ». « Cela n’arrive qu’aux autres »…

Pensez-vous être né sous une mauvaise étoile ou êtes-vous le genre de personne à qui tout sourit ?

Dans son livre Éloge de la chance (voir sur Amazon), Philippe Gabillet nous explique comment influencer votre chance.

Quel chanceux êtes-vous ?

Au bac et à de nombreuses reprises pendant mes études, je suis tombé sur l’unique sujet que j’ai révisé. En 2004, trois jours après avoir donné ma démission, j’apprenais que j’allais pouvoir partir avec un plan de licenciement particulièrement avantageux.

Alors que je cherchais du travail à Shanghai, je suis tombé un jour sur une annonce qui décrivait le job de mes rêves. Le soir même, je me suis rendu à une soirée et là je rencontre le directeur de la boite en question.

Je ne m’étais jamais considéré comme quelqu’un de chanceux, mais à force de cumuler ce genre de coïncidences, j’ai fini par me poser des questions.

L’Éloge de la chance m’a appris qu’il y avait plusieurs types de chances. Il y a les coups de chance qui nous échappent totalement. Et il y a ceux sur lesquels nous pouvons agir.

Parmi ces 4 types de chance, lesquels rencontrez-vous le plus souvent ?

La chance de type I ou blind luck (chance aveugle) définie comme « celle qui nous fait bénéficier d’un concours de circonstances favorables sans avoir rien fait pour le provoquer ou l’influencer ».

Il s’agit du coup de chance pure, du genre ramasser un billet de loto par terre et décrocher les 6 numéros gagnants.

La chance de type II qui est « accidentelle, elle aussi, mais vient s’y ajouter une action de notre part, même si cette action est désordonnée et menée sans intention précise ».

Ce type de chance, c’est ce que j’ai eu en rencontrant mon futur boss dans une soirée. Il fallait pour cela se rendre à Shanghai où le monde des expats est relativement restreint, rendant ce genre de rencontre et d’opportunité plus probable qu’ailleurs.

La chance de type III « Elle aussi nourrie par des circonstances accidentelles, elle ne se révèle en tant que chance que parce que vous étiez mentalement équipé pour percevoir l’opportunité cachée ».

Il cite l’exemple de la découverte accidentelle de la pénicilline par Fleming. Si c’était la femme de ménage qui avait découvert les cultures de laboratoire moisies, tout aurait fini dans la poubelle et la pénicilline n’aurait sans doute pas vu le jour.

La chance IV, c’est « notre style de vie, nos centres d’intérêt, notre attitude générale face à l’existence qui vont stimuler notre capacité à créer des opportunités ».

Ce genre de chance me fait penser aux « renards des surfaces », ces buteurs qui sont toujours là où la balle rebondit et qui n’ont plus qu’à la pousser dans les cages.

La chance de type I est celle que tout le monde cherche parce qu’elle nous tombe dessus sans effort. C’est paradoxal, car les autres types de chances ont « plus de chance » de se manifester. Ce sont les coups de chance que vous pouvez provoquer et répéter à volonté. À condition de savoir comment faire.

La chance arrive toujours déguisée. Sachez la reconnaître !

Pour saisir sa chance, il faut savoir la reconnaitre lorsqu’elle se présente. Selon l’auteur, « les chances les plus intéressantes, les plus durables, nécessitent d’abord d’être correctement perçues puis décodées de façon adéquate ».

La chance est peut-être déjà passée vous voir aujourd’hui et vous ne l’avez peut-être pas reconnu. Elle se présente sous une des formes suivantes :

Une rencontre opportune, définies comme « ces moments où l’on a croisé quelqu’un qu’on ne connaissait pas et où cette mise en contact a changé la suite de notre histoire »

Une information clé c’est-à-dire une «information qui tombe à point nommé par rapport à telle ou telle de nos préoccupations du moment »

Un nouveau monde, c’est « l’occasion fortuite …qui va nous permettre d’explorer des univers, des domaines et des territoires nouveaux, c’est-à-dire des champs d’action que nous n’avions jamais eu l’occasion d’investir ». En d’autres termes, ce sont les nouveaux pays, des nouvelles passions, un nouveau métier, un roman qu’on découvre et qui peut exercer un changement positif dans votre vie

Une demande inattendue, ce sont des occasions favorables sous forme de demande en tout genre et autres sollicitations – souvent inattendues et surprenantes – en provenance de notre entourage ou de notre environnement ».

Dans cette catégorie, on trouve les projets qui vont faire avancer votre carrière, le remplacement soudain d’un joueur important si vous faites un sport d’équipe. Savoir se préparer à ce genre de demande vous permet de « saisir votre chance » quand elle se présente

Un incident providentiel, ce sont des ingrédients de chances qui « conduisent tôt ou tard à l’apparition de possibilités et d’opportunités nouvelles, mais qui étaient totalement invisibles avant que l’incident se produise et qui ne se révèleront que grâce à lui ».

Pensez à ces ruptures amoureuses qui font mal sur le moment, mais qui ouvrent la possibilité pour une rencontre décisive avec l’homme ou la femme de sa vie.

Portrait-robot d’un poisseux

Caliméro

Les malchanceux nous en apprennent autant sur la chance que les chanceux. Voici les portraits-robots de gens qui n’ont pas de chance. Est-ce que vous vous reconnaissez ?

Les évitants : ceux qui se maintiennent à distance de tout ce qui pourrait représenter pour eux une opportunité ou une ressource

Les dispersés : l’auteur les défini comme « incapables de se tenir durablement dans une direction et les opportunités ne trouvent guère chez eux de point d’appui durable auquel s’accrocher…

Ils sautent d’un projet à l’autre, d’une relation à l’autre, d’un monde à l’autre ». En zappant d’une chose à l’autre, les dispersés ne récoltent jamais les fruits des graines qu’ils ont semées

Les gaspilleurs : face à une occasion favorable, confrontés à un hasard heureux, ils en affaiblissent systématiquement le potentiel. Certains temporisent, attendant toujours une occasion meilleure, une opportunité plus intéressante.

Si vous trouvez que ces descriptions vous ressemblent, pensez à agir différemment juste pour essayer.

Dans tous les cas, une « malchance durable » est causée par une attitude fermée qui se décline sous trois formes :

Une fermeture intellectuelle qui conduit à renoncer à toute curiosité, à négliger les informations inhabituelles ou insolites et à s’entêter de façon bornée dans des scénarios sans issue

Une fermeture relationnelle, entrainant un manque d’ouverture sur les autres et un repli nombriliste sur soi-même

Une fermeture morale qui peut le conduire à la passivité et à l’indifférence face à autrui, voire au manque de générosité ou à la mesquinerie

La chance n’est pas dans ce qui nous arrive, mais dans ce que nous allons faire avec ce qui va nous arriver, Aldous Huxley

Les 4 secrets des gens qui ont de la chance

Ils est possible de devenir plus chanceux en imitant ceux qui ont de la chance. La différence se joue dans l’attitude et l’état d’esprit. Apprenez à développer les qualités suivantes :

L’intention ou comment programmer la chance : comme le dit le proverbe « il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne connait pas sa destination », sans désir, sans objectif ou sans destination, la chance ne peut se matérialiser.

Pour mettre cela en pratique, il faut se mettre à la recherche de ce que l’on veut vraiment, élaborer des attentes précises et nourrir l’intention en parlant aux autres, en l’écrivant et en faire une véritable obsession

La disponibilité intérieure ou comment se tenir prêt à saisir la chance : une opportunité doit d’abord être perçue, décelée et identifiée… L’opportunité nait avant tout de notre vigilance face au potentiel de chance des situations fortuites que nous rencontrons.

Pour cela, il faut pratiquer « l’ouverture consciente » en sortant des routines et des chemins balisés, travailler son intuition et savoir se déconnecter par la méditation, la relaxation ou tout ce qui nous permet de rester attentifs aux nouvelles possibilités

Le recyclage positif ou comment tirer parti des revers et incidents de parcours. Pour cela il faut s’entrainer à relativiser les incidents de parcours, ne pas chercher le pourquoi en cas de malchance, mais se demander ce qu’on va pouvoir faire de cette malchance, puis se mettre en mouvement pour « relancer la machine à opportunités »

La connexion ou comment nourrir sa chance des liens qu’on tisse avec les autres et le monde. Le principe est que « la meilleure façon de rencontrer des opportunités …c’est déjà d’en être une soi-même ».

Pour cela, il faut devenir soi-même un « passeur d’opportunités », celui qui met les gens en relation, ne pas hésiter à demander et s’employer à porter chance aux autres en leur permettant de créer des rencontres opportunes, leur apporter une information essentielle ou leur faire découvrir de Nouveaux Mondes.

Un mois pour devenir plus chanceux

L’éloge de la chance n’est pas un recueil de recettes miracles. Pas le genre de bouquin qui vous promet un succès facile et sans effort. Être chanceux, ça se travaille. Pour vous aider, voici un programme avec des actions concrètes basées sur les idées phares du livre.

Objectif 1 : Tenir un journal de chance pendant 30 jours
Écrivez d’abord ce que vous attendez de la chance si elle devait sonner à votre porte. Soyez précis et spécifique. Faites comme si vous passiez une commande à la Redoute.

Par la suite notez chaque jour ce qui semble être une manifestation de la chance. Soyez alerte et à l’affut des opportunités qui se cachent derrière chaque information ou rencontre.

Objectif 2 : Parlez de vos buts ou de vos rêves à au moins 10 personnes
Après avoir identifié vos buts, il faut commencer à communiquer dessus. En échangeant ouvertement sur vos objectifs, vous affinerez votre vision et vous les ancrerez dans le réel.

De plus, ceux à qui vous parlerez pourront oeuvrer pour vous en vous donnant des informations ou en vous présentant des contacts pertinents

Objectif 3 : Voir le verre à moitié plein pendant 10 jours
Chaque jour apporte son lot de frustrations et d’insatisfactions. Pendant une semaine, choisissez un événement désagréable de la journée. Puis trouvez un motif de satisfaction ou une opportunité à saisir liée à cet événement.

Objectif 4 : Aider quelqu’un chaque jour pendant 10 jours
Vivez à fond la maxime « la meilleure façon de rencontrer des opportunités …c’est déjà d’en être une soi-même ».

Pendant ces 10 jours, soyez attentif aux besoins de vos collègues, de votre boss, de vos amis, d’inconnues croisés dans le bus ou vus à la télé. Essayez de voir comment vous pouvez les aider et faites-le.

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Hong

2 Commentaires

  1. Bonsoir Hong,

    Merci de nous avoir partagé le résumé du livre.
    C’est plein de bon sens.
    Effectivement, c’est dans l’action qu’on saisit les opportunités !
    Malheureusement, on a du mal à aider les « malchanceux » parce qu’ils sont fermés.
    Du coup on les voit passer à côté d’une vie meilleure.

    Bonne continuation 😉

    • Salut « Chanceuse ». Merci pour ton commentaire. Cela me fait d’autant plus plaisir que ce livre est un de mes préférés. Bonne continuation !

      Hong

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