Depuis cet été, j’ai arrêté de regarder les matchs de foot à la télé.

Avec de jeunes enfants, un boulot à plein temps, je ne trouvais plus le temps de faire de la musique.

Alors, j’ai dû dégager du temps !

Et plutôt que de rogner sur mes heures de sommeil déjà rachitiques, j’ai préféré tirer un trait sur la ligue 1 et même sur la Champion’s League.

Je me donne tout de même le droit de regarder les matchs de l’Équipe de France 😉

Le foot est une drogue dure

Mais où est le mal à regarder un petit match le weekend de temps en temps ?

Le problème avec un sport comme le foot, c’est qu’on en veut toujours plus.

On commence par regarder les matchs, puis on se met à lire l’Équipe, puis Eurosport, Bein Sport, Sofoot, puis Maxifoot.

Puis, on se refait les résumés sur Youtube. Ensuite on bascule sur les vidéos de jeunes pousses pour savoir qui sera le prochain crack au poste de milieu relayeur.

De fil en aiguille, on se retrouve à suivre le marché des transfert dans le championnat du Honduras lorsqu’il n’y a plus de match en Europe.

Puis un jour, je me suis levé en me demandant si Marco Verratti allait prolonger son contrat avec le PSG.

Ce jour-là, j’ai compris que j’avais touché le fond.

Car avec le foot, comme avec toutes les drogues dures, plus tu consommes et plus la dose nécessaire pour calmer le manque augmente. C’est un cercle vicieux.

Pendant que tu psychotes sur le foot, tu fais rien d’autre pour ta propre vie.

Au final, c’est une sacré quantité de temps, d’argent, d’énergie et de neurones qui est transférée de soi-même vers ses équipes ou ses joueurs favoris.

Du coup la vie privée s’appauvrit et il n’y a plus que son équipe préférée pour redonner un peu le moral.

Ton bonheur et ton humeur reposent sur le succès d’autres personnes désormais.

Bien sur, si tu te débrouilles bien, tu peux canaliser cette passion et la transformer en une activité sociale ou créative.

Tu peux rejoindre des associations de supporters, aller aux matchs, te faire des potes dans le stade, apprendre des chants, faire des tifos, découvrir du pays en allant voir les matchs joués à l’extérieur.

Ou alors tu peux devenir une encyclopédie vivante sur le foot, connaitre ton Arrigo Sacchi sur le bout des doigts et même développer une écriture poétique autour du foot.

Mais ce n’est pas ce que je veux. Alors j’ai dit niet. J’ai dit stop. Je ne jouerai pas les prolongations.

Mon truc à moi c’est la musique et l’écriture.

Lorsqu’on ressent un vide dans sa vie…

Le foot, je suis tombé dedans il y a à peine 5 ans. Il y avait un vide à remplir lorsque je suis arrivé à Berlin.

J’avais pas de boulot, j’avais plus mes potes avec qui je pouvais refaire le monde devant un verre de Mythos et une assiette de Humus.

Profitant de ce vide, le PSG est venu me séduire et profité de mon attachement pour la ville de Paris. Les joueurs de la capitale sont devenus mes potes par procuration.

Gagner la ligue des champions était devenu ma nouvelle ambition.

Mais si cela n’avait pas été le foot, c’aurait été « The Voice », « Danse avec stars », « Greys anatomy », Emmanuel Macron, Kim Kardashian ou les témoins de Jehova.

Il y a tellement de programmes, de personnalités, d’institutions ou de causes qui veulent votre temps, votre attention, votre clic, votre « Like », votre argent, votre voix, votre cerveau. Votre vie parfois !

Alors parfois, ça vaut le coup de tailler dans le vif, de se mettre en retrait de l’agitation ambiante et de prendre le temps de se demander ce qui vous rendra heureux vous et vos proches.

Qu’est-ce qui va faire une différence dans votre vie ?

Mais pour cela, il faut du calme, du recul.

Pour écouter la petite voix qui pourrait vous indiquer le chemin, il faut tendre l’oreille.

Pas facile de l’entendre avec le bruit du stade.

Pas facile de se concentrer quand on a le cœur qui bat à 210 parce que son équipe vient de se faire rejoindre dans le temps additionnel sur un coup de pied arrêté.

Il vaut mieux être « supporter » de soi-même

Alors voilà, j’ai choisi de troquer l’hymne de la Champion’s League contre les fausses notes de ma guitare lorsque je travaille un passage difficile.

J’ai troqué la une de l’Équipe contre un article sur mon blog.

J’ai troqué la Ferrari 458 Spider de Zlatan Ibrahimovic contre un bloc-note et un stylo à bille.

J’ai échangé les 25 millions de followers de la page Facebook du PSG contre un micro like sur une de mes vidéos Youtube.

C’est peut-être dérisoire, mais ces petits succès, ils sont à moi.

Les erreurs tactiques sont les miennes.

Les fautes, c’est moi qui les commets, c’est moi qui les assume et c’est moi qui les répare.

Je ne veux plus faire un infarctus parce qu’un gars que je connais même pas vient de rater un penalty.

Je veux plus avoir une demi-molle parce que le club que je supporte vient d’atomiser un de ses plus gros concurrents.

Je veux bien mouiller le maillot, mais juste après avoir fait un footing de 15 bornes.

Le temps passe vite.

Dans quelques années, mes enfants seront déjà trop grands et seront justes intéressés par leur copains, leur look ou je ne sais quels autres délires d’adolescents.

J’ai juste quelques années pour leur apprendre que la vie ne se résume pas à être spectateur du succès des autres.

Que la vie est faite d’émotions, de joie, d’amour, de peines, de déceptions, de succès et d’échecs.

Tout est bon à prendre à condition qu’ils aillent chercher tout cela eux-même, à condition que ces émotions et ces instants leurs appartiennent à eux et à personne d’autres.

Où en êtes-vous ?

Maintenant, je vais vous poser une question : êtes-vous accro à quelque chose qui aspire votre temps ou vos pensées comme une sangsue ?

Est-ce que vous consultez Facebook plus de 20 fois par jour ?

Est-ce que vous êtes quasiment amoureux ou idolâtrez un personnage public ou une série ?

Est-ce que vous avez pleuré quand Johnny Depp et Vanessa Paradis se sont séparés ?

Est-ce que vous adhérez à un des partis politiques dominant de ce pays et pensez encore qu’ils vont changer les choses ?

Est-ce que votre bonheur dépend uniquement de celui de quelqu’un d’autre ?

Si vous avez répondu oui à une de ces questions et que cela dure déjà depuis plus de 6 mois, il serait peut-être temps de faire une pause.

Car il y a des chances que vous ayez perdu un peu de vous-même sur la route.

Revenez un peu en arrière.

Vos rêves, vos envies, vos désirs, vos ambitions, ils sont encore là sur le tarmac, gisant à terre là où vous les aviez laissés.

À vous de les ramasser un par un, d’enlever la poussière qui les entoure.

Il faut maintenant les réparer, les rafistoler, et les faire briller à nouveau…

 

Hong

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