Patrick Dempsey Shonda Rhimes Greys Anatomy
Patrick Dempsey et Shonda Rhimes (Greys Anatomy). Photo credit : Getty Images

Les rêves, c’est joli mais ça reste des rêves, et pendant que vous rêvez, d’autres deviennent heureux…

C’est un extrait du discours de Shonda Rhimes au Dartmouth college le jour de de la remise des diplômes de la promotion 2014.

On ne présente plus Shonda Rhimes, la créatrice et réalisatrice des séries mondialement connues Grey’s Anatomy, Private Practice et Scandal, qu’elle produit avec sa société Shondaland.

Shonda a étudié au Dartmouth College, une école prestigieuse basée à Hanovre aux Etats-Unis. Elle y a obtenu son diplôme en 1991.

C’est pour cette raison qu’elle est intervenue lors de la remise des diplômes en 2014.

J’ai souhaité publier la traduction française de ce discours sur BougeTonQ car je l’ai trouvé humain, sincère et juste.

Shonda est une femme qui a réussi tant personnellement que professionnellement.

Pourtant, vous découvrirez dans son discours qu’elle n’est pas différente de vous et moi.

Elle avait ses rêves, ses doutes et ses peurs. Lorsqu’elle est sortie de l’école de Dartmouth, elle avait l’impression d’être une moins que rien et avait peur de sa future vie professionnelle.

Cela ne l’a pas empêché de réussir au-delà de ses propres espérances.

Et il n’y a pas de hasard. Elle met en avant le fait que nos rêves ne se concrétisent pas parce qu’on en rêve, mais qu’il faut se bouger pour que de bonnes choses arrivent dans nos vies.

Elle n’a pas réalisé son rêve de jeunesse – devenir prix nobel de littérature – mais elle est heureuse et n’aurait jamais pensé réussir comme elle l’a fait.

Et c’est le fait d’agir qui l’a amené à avoir cette vie.

Elle souligne également le fait qu’on ne peut pas être parfait. Une activité vient forcément au détriment d’une autre et qu’on ne peut pas tout faire parfaitement dans la vie.

Que vous soyez rêveur ou quelqu’un en quête d’inspiration et de motivation, je vous conseille de lire ou écouter son discours. Il vaut vraiment le détour.

Vous trouverez la vidéo du discours en version anglaise et la traduction française effectuée par Hong (ami et co-auteur de BTQ) juste en dessous.

Note sur la traduction : nous avons traduit le texte qu’à partir qu’à partir de 6 mn et 13 secondes du début de la vidéo, car c’est la partie qui devenait intéressante. Certaines passages ont été écourtés pour plus de simplicité et de concision.

Bonne lecture et j’espère que vous en sortirez inspirés. N’hésitez pas à laisser un commentaire pour me dire ce que vous en pensez.

Le discours de Shonda Rhimes en vidéo

Shonda Rhimes : les rêves, c’est joli mais ça reste des rêves

Dans ce genre de discours, les gens vous disent tout un tas de choses pleines de sagesse et de sincérité. Ils ont de la sagesse à donner, des leçons à partager.

Ils vous disent : poursuivez vos rêves. Suivez votre instinct. Changez le monde. Faites votre contribution. Écoutez votre voix intérieure et faites-la chanter. Acceptez les échecs. Rêvez et rêvez en grand.

En gros, ils vous disent de rêver et de continuer à le faire jusqu’à ce vos rêves deviennent réalité.

Je pense que ce sont des conneries.

Je pense que beaucoup de gens ne font que rêver. Et pendant qu’ils sont occupés à rêver, les gens vraiment heureux, ceux qui arrivent à leur fin, les gens intéressants, les gens investis, ceux qui ont une influence, ceux-là sont en train d’agir.

Les rêveurs, eux regardent le ciel et font des plans sur la comète. Ils espèrent et ils en parlent sans cesse.

Ils commencent toutes leurs phrases par des « Je voudrais être.. », « J’aurais aimé… ». « Je voudrais être écrivain ». « Je voudrais tellement voyager autour du monde ».

Et ils en rêvent…

Les bourges parlent de leurs rêves pendant les cocktails, les hippies ont leur rêve scotché sur le mur et ils méditent dessus.

Peut-être que vous-même vous parlez de vos rêves dans votre journal intime, vous en parlez à votre meilleur ami, votre petit copain ou à votre mère. Et ça fait du bien.

Vous en parlez, vous faites des plans. Et c’est ce que tout le monde vous dit de faire, pas vrai ?

C’est ce que Oprah et Bill Gates ont fait pour réussir, non ?

Non !

Les rêves, c’est joli mais ça reste des rêves.

Fugaces, éphémères, adorables. Mais les rêves ne deviennent pas réalité par le simple fait de les rêver. C’est par le travail que les choses arrivent. C’est le travail qui produit le changement.

Alors la leçon numéro un, ça serait : laissez tomber les rêves et devenez une personne qui agit, pas un rêveur.

Peut-être que vous savez exactement ce que vous voulez faire, ou peut-être n’avez vous aucune idée de ce qui vous passionne.

La vérité c’est qu’on s’en moque.

Vous n’avez pas besoin de le savoir. Vous avez juste besoin d’aller de l’avant. Vous devez simplement faire quelque chose, saisir la prochaine opportunité et rester ouvert à la nouveauté.

Il n’est pas nécessaire que cela colle à votre idée du boulot parfait ou de la vie idéale. La perfection c’est ennuyeux et les rêves sont irréels. Vous devez juste vous lancer.

Alors si vous vous dîtes « J’aimerais voyager ». Super. Revendez votre vieille voiture, achetez un billet pour Bangkok et partez. Tout de suite. Je suis sérieuse.

Vous voulez être écrivain ? Un écrivain c’est quelqu’un qui écrit tous les jours, alors commencez à écrire.

Vous n’avez pas de boulot ? Prenez-en un. N’importe lequel. Ne restez pas assis à la maison à attendre l’opportunité de vos rêves.

Qui êtes-vous ? Le prince William ? Non. Trouvez un boulot. Allez bosser. Faites quelque chose jusqu’à ce que vous puissiez faire autre chose.

Je n’ai pas rêvé de devenir auteur de série télé. Jamais, ne serait-ce qu’une seule fois, je ne me suis jamais dit pendant mes études : « Toi, tu vas écrire pour la télévision ».

Vous savez ce que je voulais être ?

Je voulais être Toni Morrison le prix Nobel de littérature. C’était mon rêve. J’en ai rêvé sans cesse. Et pendant que je rêvais, je vivais dans le sous-sol chez ma sœur.

Sachez que les rêveurs finissent souvent par vivre dans les sous-sols de leurs proches.

Voilà, j’étais dans le sous-sol et je rêvais d’être Toni Morrison. Et vous savez quoi ? Je pouvais pas être Toni Morrison, parce que la place était déjà prise.

Et un jour, j’étais assise dans ce sous-sol et je lisais un article du New York Times qui disait qu’il était plus difficile de rentrer à l’école de cinéma de l’université de Californie que d’être pris à l’école de droit de Harvard.

Je me suis alors dit que je pouvais continuer à rêver de devenir Toni Morrison, ou alors je pouvais agir.

À l’école de cinéma, j’ai découvert une toute autre manière de raconter des histoires. Une manière qui me convenait. Quelque chose qui me remplissait de joie. Cela avait déclenché quelque chose dans mon cerveau et changé la manière dont je voyais le monde.

Des années plus tard, j’ai diné avec Toni Morrison. Cela ne serait jamais arrivé si je n’avais pas cessé de rêver d’être elle et commencé à devenir moi.

La leçon numéro deux est : demain sera la pire journée de votre vie.

Quand j’ai été diplômée de Dartmouth le même jour en 1991, quand j’étais assise là, à votre place et que j’écoutais parler Elizabeth Dole, je dois avouer que je ne comprenais rien à ce qu’elle disait. Je pouvais même pas l’écouter.

Pas parce que j’étais submergée par l’émotion ou quoi que ce soit. Mais parce que j’avais la gueule de bois. Parce que j’étais vraiment bourrée la veille.

Et la raison pour laquelle j’avais autant bu, c’est parce que je savais qu’après la remise des diplômes, mes parents allaient mettre mes affaires dans la voiture et que j’allais devoir rentrer à la maison et probablement jamais remettre les pieds ici. Et même si je revenais un jour, cela n’aurait plus d’importance car je n’y vivrai plus.

Le jour de la remise des diplômes, j’étais en deuil.

Mes amis faisaient la fête. Ils étaient excités. Tellement heureux. Plus d’école, plus de livres. Plus de regards malsains des professeurs.

Et moi j’étais là, je me disais : vous plaisantez ou quoi ? Vous avez tout ce que vous voulez ici ! La salle de sport est gratuite, les appartements à Manhattan sont plus petits qu’une suite ici. Qui s’en soucie si je ne suis pas coiffée ? Tous mes amis sont ici. Et j’avais une troupe de théâtre ici.

J’étais en deuil. J’en savais assez sur le  monde extérieur et sur sur la vie d’adulte pour être en deuil.

Maintenant je vais me me mettre toute seule dans l’embarras et peut-être que cela vous aidera à vous mettre plus à l’aise.

J’étais littéralement couchée sur le sol de ma chambre universitaire pendant que ma mère rangeait mes affaires. J’ai refusé de l’aider. Non je ne partirai pas. Un peu comme dans une manifestation non-violente.

C’était pathétique. Si vous partez d’ici sans avoir pleuré, couché sur le sol pendant que votre mère fait vos valises, vous aurez déjà fait mieux que moi.

Mais voilà. Le truc, c’est que j’avais l’impression que la vie en dehors du campus, la vrai vie était nulle. Cela m’effrayait.

L’université, c’est génial. Vous êtes spécial ici. Vous êtes dans le gratin, vous êtes arrivés au sommet à ce moment de votre vie. Jusqu’à maintenant, votre vie entière a été dédiée à intégrer une école d’élite et d’en sortir diplômé.

Au sortir de l’école, vous pensez que vous aller tout rafler. Toutes les portes vous seront ouvertes. Tout ne sera que rigolades, diamants et soirées à gauche et à droite.

En réalité, pour le reste du monde, vous êtes maintenant au pied de la pyramide. Peut-être serez-vous stagiaire ou assistant. Et c’est affreux. La vraie vie, c’était horrible pour moi. Je me sentais tout le temps comme une moins que rien. Et plus que tout, je me sentais perdue.

Ce qui m’amène à clarifier la leçon numéro deux.

Demain sera la pire journée de votre vie, mais ne soyez pas idiots.

Le truc c’est que c’est dur par ici. C’est dur mais tout est relatif.

Je viens d’une famille de classe moyenne, mes parents sont dans la recherche, je suis née pendant les mouvements des droits civiques.

J’étais une gamine durant les mouvements de lutte pour les femmes. Je vis aux Etats-Unis. Tout cela signifie que je suis autorisée à jouir de ma liberté, de mes droits, de ma voix, et de mon utérus; et je suis allé à Dartmouth et j’ai obtenu un diplôme dans une université d’élite.

Trop occupée à me regarder le nombril, j’ai souffert de ne pas me sentir particulièrement spéciale après avoir été diplômée.

Partout dans le monde, des filles sont menacées juste pour vouloir bénéficier d’une éducation. L’esclavage existe encore. Des enfants meurent de malnutrition.

Dans ce pays plus que dans n’importe quel pays au monde, des gens meurent par les armes à feu. Les agressions sexuelles contres des femmes sont omniprésentes et évoluent à un rythme alarmant.

Alors oui, demain ça sera peut-être moche pour vous, comme cela été le cas pour moi. Mais prenez un peu de recul.

Nous sommes incroyablement chanceux. Nous avons reçu un présent. Une éducation sans égal reste à notre disposition. Nous avons eu toutes les friandises que nous voulions. Nous pouvions skier. Nous avons fait du sport. Nous avons bu comme des trous.

Maintenant, il est temps de rendre la pareille.

Et je ne vous parle d’aller Twitter pour une bonne cause. Se mobiliser à coup de hashtag, cela n’a rien d’une mobilisation. Twitter et agir, ce n’est pas la même chose.

Faites du bénévolat. Tournez-vous vers les autres. Consacrez un peu de votre énergie à rendre le monde un peu moins « minable » chaque semaine.

Leçon numéro 3

Alors vous y êtes. Vous vous engagez, vous donnez un peu de vous et cela fonctionne. La vie est belle. Tout est parfait dans le meilleur des mondes.

En ce qui me concerne, j’adore la vie que j’ai. J’ai trois émissions de télé en cours et trois filles à la maison. Tout est merveilleux et je suis vraiment heureuse. Et les gens n’arrêtent pas de me demander comment je fais.

En général, ils ont ce regard admiratif et émerveillé.

« Shonda, comment tu fais ? »

Comme si j’étais une magicienne ou un espèce de vieux sage.

« Comment t’arrives à faire tout ça ? »

La plupart du temps, je souris et je me contente de répondre que je suis extrêmement bien organisée. Si je suis gentille, je dis que je suis bien entourée.

Et c’est vrai… Vrai et faux à la fois.

Et c’est ce que je tenais particulièrement à vous dire. À vous tous.

Pas juste aux femmes qui sont ici. Ce que je vais dire concerne surtout les filles qui vont entrer dans le monde du travail et vont devoir jongler avec le boulot et la vie de famille.

Mais cela concerne aussi les hommes, qui je pense, sont de plus en plus nombreux à le faire. En tout cas, le rôle des pères est en train de changer à la vitesse de la lumière. Ne soyez pas des dinosaures.

Donc, femmes et hommes de Dartmouth : lorsque vous tenterez de jongler entre boulot et vie de famille, on vous dira qu’il faut simplement persévérer, travailler dur et essayer de vous faire aider ou d’en faire encore d’avantage.

En tant que femme qui ait rencontré le succès en étant mère célibataire avec trois enfants, on me demande souvent comment je fais pour y arriver. Hé bien, je vais vous répondre honnêtement car nous sommes entre nous.

« Shonda comment tu fais pour y arriver ? »

La réponse est : je n’y arrive pas.

Chaque fois que vous me voyez réussir dans un aspect de ma vie, cela signifie que j’échoue dans un autre aspect.

Si j’arrive à écrire un script fantastique pour la série « Scandal », cela veut sans doute dire que j’ai pris du temps ailleurs, sur ma toilette ou sur le temps passé à faire la lecture aux enfants.

Si je suis à la maison en train de coudre des déguisements pour Halloween, je suis surement en train de zapper la re-écriture d’un script.

Si je suis invitée à une cérémonie prestigieuse, cela veut dire que j’ai probablement raté le premier cours de natation de mon bébé.

Quand j’assiste aux débuts de ma fille dans la pièce de théâtre à l’école, je rate le tout dernier tournage de Grey’s Anatomy.

C’est un compromis permanent. C’est le prix à payer pour une femme qui veut réussir sa vie professionnelle tout en étant mère de famille. Vous n’êtes jamais à 100% satisfaite.

On sacrifie toujours quelque chose.

Il y a toujours quelque chose qui manque.

Et pourtant, je veux que mes filles me voient et sachent que je suis une femme qui travaille. Je veux leur montrer l’exemple.

J’aime les voir fières de moi quand je les amène au bureau et qu’elles sachent qu’elles viennent à Shondaland. Qu’il y a un pays qui porte le nom de leur mère !

Dans leur monde, les mamans sont chef d’entreprise. Dans leur monde, les mères possèdent les jeudi soirs (ndr : les séries phares de Shonda Rhimes dominent l’audimat tous les jeudi soir). Dans leur monde, les mères travaillent. Et grâce à cela, je suis une meilleure mère.

Je suis cette femme parce que je dois gérer Shondaland, parce que je passe mes journées à écrire, parce que je passe mes journées à improviser.

Cette femme est une meilleure personne – et une meilleure mère. Parce que cette femme-là est heureuse. Cette femme-là est comblée. Cette femme-là est entière.

Je ne voudrais pas qu’elles connaissent une version de moi qui ne ferait pas tout cela. Je ne voudrais pas qu’elles connaissent une version de moi qui ne ferait rien.

La leçon numéro trois c’est que celui (ou celle) qui vous raconte qu’il arrive à tout faire à la perfection est un menteur.

Ok…

J’ai bien peur de vous avoir effrayé, et ce n’était pas mon intention.

J’espère que vous partirez d’ici excités, les yeux tournés vers l’avenir, prêts à conquérir le monde. Ca serait vraiment fabuleux pour vous, d’être à la hauteur des attentes, d’être fidèle à l’image du parfait ancien élève de Dartmouth couronné de succès.

Mais si ce n’est pas le cas, ça va aussi.

Ce que je veux dire, c’est que cela peut être angoissant d’être diplômé. Vous avez le droit de faire une crise. Vous avez le droit de dire adieu à des rêves impossibles. Vous avez le droit de vous sentir misérables par moment. Parce que la vraie vie peut être dure.

Et pourtant, vous pouvez encore vous réveiller chaque matin et vous dire « j’ai trois enfants merveilleux et j’ai réalisé des choses dont je suis fière. J’adore la vie que j’ai et je ne l’échangerai pour rien au monde. »

Vous pouvez encore vous réveiller un jour et réaliser que vous vivez une vie que vous n’aviez même pas osé imaginer.

Mes rêves ne sont pas devenus réalité. Mais j’ai travaillé dur. Et j’ai fini par construire un empire juste à partir de mon imagination.

Et mes rêves ? Ils peuvent aller se faire voir ailleurs.

Vous pouvez vous réveiller un jour et voir que vous êtes intéressant, puissant et impliqué. Vous pouvez vous réveiller et voir que vous êtes quelqu’un qui agit.

Vous pouvez être assis juste là où vous êtes en ce moment, en train de me regarder, sans doute, je l’espère, avec la gueule de bois.

Et dans 20 ans, vous vous réveillerez et vous vous retrouverez dans cette salle terrorisé à l’idée de faire le discours qui lance la remise de diplôme. La gorge sèche. Le coeur qui bat la chamade. Tout est au ralenti. Vous êtes mort, vous vous faites dessus.

Lequel de vous ce sera ?

Quel diplômé de 2014 sera ici à ma place ? Parce que j’ai vérifié et c’est assez rare pour un ancien élève de se retrouver ici à faire le discours.

Chers nouveaux diplômés, soyez fiers de ce que vous avez accompli. Faites bon usage de vos diplômes.

Vous n’êtes plus étudiants désormais. Vous n’êtes plus « en construction ».

Vous êtes des citoyens de la vraie vie. Vous avez le devoir de devenir une personne digne de rejoindre la société et d’y apporter votre pierre.

Soyez courageux.

Soyez fantastiques.

Soyez à la hauteur.

Et chaque fois que vous en aurez l’occasion ?

Présentez-vous devant un auditoire.

Prenez la parole. Faites-vous entendre.

Allez-y et ayez la gorge sèche.

Laissez votre coeur battre si vite, si fort.

Voyez tout au ralenti.

Alors ?

Vous êtres en train de mourir ? En train de vous faire dessus ?

Non.

Et c’est vraiment la seule leçon que vous avez besoin de retenir.

Vous prenez tout ce qui arrive.

Vous respirez cet air si rare.

Vous vous sentez vivant.

Vous êtes vous-même.

Vous serez finalement toujours vous-même.

Merci et bonne chance.

2 Commentaires

  1. Très bonne idée et très bonne traduction! C’est vraiment le genre d’articles dont j’avais besoin. J’ai bien envie de l’imprimer et de le garder en permanence sur moi comme une incitation à me « bouger le Q » pour toutes les fois où :
    – je serai trop dans la projection et pas assez dans l’action
    – je voudrai tout mener de front et que je n’avancerai sur rien au final
    – je remettrai les choses au lendemain par flemme
    – je serai démotivée car un de mes projets ( si petits soit-ils) n’a pas aboutit ou ne se déroule pas comme je l’avais prévu….
    Merci Sandrino et Hong pour ce concentré d’inspiration et de motivation!!!

    • Salut Emilie,

      merci pour ton message que je vais utiliser comme idées de sujets pour de prochains articles 🙂

      A bientôt.

      Sandrino

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