Mieux comprendre son stress

Peut-être faites-vous partie de ceux qui perdent l’intégralité de leurs moyens lors d’un examen. Vous voudriez que vos notes reflètent le travail que vous avez accompli sur les dernières semaines ou les derniers mois et non sur les dernières heures.

Dans cet article, j’aimerais partager avec vous mon expérience face à cette difficulté pouvant sembler insurmontable pour beaucoup qu’est le stress.

Sachez avant tout, que nous ne sommes pas tous égaux face au stress. En effet, certains le considère comme un moteur et d’autres comme un fléau.

Le stress sous sa forme anxiogène représente une force résistante à notre évolution. Elle crée une énergie qui nous empêche d’aller de l’avant et parfois à juste titre (éviter la souffrance, l’humiliation…).

Mais à trop l’écouter, on se retrouve à faire du sur place. Il sera important, pour nous, de trouver un juste milieu qui nous permettra de réaliser pleinement notre potentiel.

Voilà donc quelques idées pour transformer cette force résistante, qu’est notre stress, en une force motrice et rediriger cette énergie vers vos centres d’intérêt.

1 – Mieux comprendre son stress

Comme pour toute difficulté ou problème de la vie, il est important de prendre du recul par rapport à ces derniers en se posant une question simple : pourquoi ?

« Pourquoi est-ce que cet examen me fait-il autant stresser ? » ou  « Pourquoi est-ce que je perds mes moyens dès que ma copie se révèle à moi ? »

Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre d’où venait mon stress. Je l’ai toujours ressenti comme une sorte de trou noir qui avalait toute mon énergie, mes connaissances et souvent mes facultés intellectuelles.  Je n’avais aucune idée de comment m’en débarrasser car je ne l’avais pas concrètement identifié.

Je pouvais passer d’une note très correcte sur un devoir que j’aurais pu faire à la maison dans des conditions d’examen à une note catastrophique en réelles conditions d’examen. D’où venez donc cette différence ?

Avec le recul, l’examen n’était pas si compliqué que ça. À la maison, j’étais souvent capable de le refaire en obtenant, parfois, le double de ma note.

Certains des questionnements que je me propose de vous faire partager pourront, je l’espère, vous aider à surmonter ce genre de stress.

Suis-je vraiment bien préparé ?

Cette question peut paraître idiote au premier abord mais il m’est souvent arrivé de penser avoir compris les attentes de l’examen et être, en fait, passé complètement à côté de ces dernières.  En effet, je n’étais pas assez bien préparé.

Je possédais certaines connaissances mais les liens entre elles n’étaient pas suffisants pour me permettre d’être à l’aise pendant l’examen (compréhension du vocabulaire, consignes…).  Mon inconscient devait être au courant, c’est pour ça que le stress était aussi important.

Posez-vous donc cette question en étant honnête avec vous-même : « Suis-je suffisamment bien préparé ? ». Si vous vous retrouvez à devoir chercher vos exercices, votre cours ou vos ressources dans la semaine ou dans les quelques jours précédant l’examen, vous avez déjà votre réponse.

Il est très difficile pour votre cerveau d’accumuler beaucoup de connaissances en si peu de temps. Vous saurez donc que vous n’êtes pas bien préparés. Des pistes pour mieux organiser votre temps avant les examens dans cet article.

Quels sont les enjeux de cet examen ?

Si vous désirez donner le meilleur de vous-même et accéder à votre plein potentiel, il vous faudra considérer les enjeux de l’examen. « Sont-ils importants ? », « Sont-ils décisifs ? » et « Pour qui est-ce que je me dois de réussir ? ».

Toutes ces questions sont importantes car elles devraient vous aiguiller sur l’origine de votre stress. Rappelez-vous que vous passerez votre examen pour que vous puissiez simplement accéder à l’étape suivante de votre vie.  Et je dis bien VOTRE vie.

Si vous passez votre examen pour satisfaire les attentes d’autres personnes, alors vous ne serez pas dans les conditions mentales optimales pour réussir. De la même manière, si l’enjeu est trop important, il sera peut-être nécessaire de travailler sur votre mental avant de passer cet examen.

2 – Se forger un nouvel état d’esprit

Vous pourrez retrouver dans de nombreuses ressources, livres ou articles des méthodes liées à la relaxation, à la méditation, ou d’autres méthodes qui pourraient également vous aider à passer ce cap difficile. Cet article ne traitera pas de cela. Le fondement de ma transformation a été basé sur la restructuration de mon mental et de mon appréhension face au jugement.

Vers un nouveau soi

La chose qui m’a permis de passer outre 90 % de mon stress, que je vais appeler néfaste à savoir celui qui m’empêchait de me réaliser, c’est fait dans un changement radical d’état d’esprit.

Tenter de surpasser l’ensemble de mes camarades, ou tenter de ne pas me ridiculiser pendant l’examen ont pu être mes objectifs pendant de nombreuses années. Puisque ces aspirations n’avaient finalement que peu de sens, les résultats étaient souvent catastrophiques.

Que cherchez-vous à accomplir lors de cet examen ? Voulez-vous que l’examen reflète réellement vos capacités ?  Où voulez-vous juste gagner et par conséquent prendre le risque de perdre ?

Il n’y a ni de bonnes, ni de mauvaises réponses à cette question. Intrinsèquement, nous désirons tous au fond de nous-même d’être jugé à notre juste valeur. Nous ressentons tous une forte frustration lors d’un échec et une certaine excitation lors d’une victoire. Où se trouve l’équilibre ?

Si vous avez réussi à trouver une réponse aux questions précédentes alors serez-vous peut-être prêts à vous forger un nouvel état d’esprit. Je ne vais pas remettre en question votre préparation car vous seuls serez capables de savoir où vous vous situez.

Révolution

Le jour où j’ai commencé à considérer l’examen, non plus comme un rituel punitif, mais comme un défi que je me lançais à moi-même, une révolution commença à s’opérer.

Dans ce défi, je serai le seul juge de mon évolution.

Ma note ne refléterait plus qui j’étais mais témoignerait de l’état actuel de mes connaissances. À partir de ce moment-là, je demanderai systématiquement une correction pour comprendre là où j’avais réussi et là où j’avais échoué.

Je ne laisserai plus la note dicter mon ressenti après l’examen. L’idée de ne pas comprendre était pire que la note elle-même. J’étudierai donc avant mais également après et ainsi m’assurerai d’avoir compris chacune des notions examinées.

Vous pourriez rétorquer en disant : « Une fois l’examen passé, pourquoi se prendre la tête sur des notions que je ne reverrais peut-être jamais ? »

Posez-vous alors la question : pourquoi faites-vous des études ?  Est-ce simplement pour le diplôme ou pour l’apprentissage des connaissances qui vous permettront d’être performant dans votre vie future ?

Me forger ce nouvel état d’esprit n’a pas été instantané. Après quelques semaines, j’observais déjà des transformations dans mon attitude face à la préparation des examens.

L’excitation avait remplacé peu à peu l’anxiété et l’incertitude. En désirant mieux préparer mes examens, j’accordais, jour après jour, une attention plus importante aux notions essentielles. Je posais plus de questions à mes professeurs sur le cours du jour et sa pertinence dans le prochain examen.

J’étais donc passé d’un étudiant passif à un étudiant travaillant, activement, à sa réussite. Le poids du stress néfaste s’évaporait alors petit à petit. Quelques idées pour devenir un étudiant plus actif détaillées ici.

3 –  Application au quotidien

Fabriquer de l’intérêt

Mieux comprendre la provenance de son stress est essentiel. Mais que faire une fois que cela est compris ?

Comme j’ai pu l’expliquer précédemment, j’ai pu transformer mon anxiété en excitation. Comment parvenir à cela au quotidien ?

Une première idée a été donc de trouver un intérêt à ce que je faisais. L’intérêt est quelque chose qui peut se construire. En effet, l’idée que l’intérêt pourrait nous toucher aléatoirement sur un thème lui-même aléatoire serait plutôt indésirable. Celle-ci nous priverait alors de notre libre arbitre.

Quelle que soit la matière sur laquelle vous serez examinés, trouvez une composante qui attisera votre intérêt. Une fois celle-ci trouvée, vous déviriez être capables d’organiser votre temps de travail plus efficacement.

Ce conseil n’est pas le plus simple à appliquer car se convaincre soi-même qu’une chose est intéressante, quand elle ne le vous paraît pas, sera un défi complexe à réaliser et pourtant les résultats seront phénoménaux.

Imaginez-vous lors de votre premier entretien d’embauche parler avec confiance et enthousiasme de ce que vous avez appris à l’école. Votre interlocuteur se verra forcer de partager cet enthousiasme. Tout cela devrait jouer en votre faveur lors de la décision finale.

Dans le cas où vous ne pourriez trouver aucun intérêt à aucun de vos sujets d’étude, il vous sera probablement nécessaire de réévaluer votre présence au sein du cursus que vous avez choisi.

Se projeter

Le meilleur moyen de me forger un nouvel état d’esprit a été de considérer ce que je pourrais réaliser une fois mon examen réussi. Je me projetais donc dans un futur proche, un futur, où j’avais réussi le défi que je m’étais lancé.

Je pouvais alors déjà ressentir la jouissance du moment et celle-ci me donnait l’envie et le courage de mieux me préparer.

Cette projection fonctionnera, évidemment, si vous connaissez les raisons qui vous poussent à passer cet examen. Cette projection n’a pas besoin de se situer dans un futur très lointain. Elle pourra être, parfois, simplement l’idée de vous voir annoncer à vos proches votre réussite.

La projection dans un futur plus lointain pourra être matérialisée, par exemple, par un token représentant vos objectifs. Cette volonté et cette force de travail seront consolidées à la vue de ce token.

Conclusion

Il existe bien des méthodes pour parvenir à mieux gérer son stress ; certaines peuvent être liées à la méditation et d’autres liées à la médication. Celle que je propose dans cet article, se veut de changer radicalement votre perception face à un obstacle éprouvant.

De ce fait vous devriez être mieux préparés et plus solides mentalement face aux épreuves. Dans mon cas cette nouvelle perception m’a permis d’atteindre l’objectif que je m’étais fixé, à savoir accéder à une école d’ingénieur, et m’a servi plus tard encore lors de la création de mon entreprise.

Aujourd’hui, devoir passer un examen ou faire une présentation ne me pose plus aucun problème, bien au contraire, souvent l’idée même me rend assez enthousiaste. C’est bien que ma peur viscérale s’en est allée.

Ressentez-vous du stress pendant les examens ou au quotidien ? Comment faîtes-vous pour le gérer ? Partagez dans les commentaires vos expériences et vos conseils.

Rédigé par Yohan Simond – eZsciences – https://ezsciences.com/blog/

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